<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>econova.org</title>
	<link>http://www.econova.org/</link>
	<description>Site d'information et de documentation sur l'Economie porteuse d'initiatives alternatives au niveau du capital, de l'entreprise et du consommateur
</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>




<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;conomie distributive</title>
		<link>http://www.econova.org/spip.php?article36</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.econova.org/spip.php?article36</guid>
		<dc:date>2008-11-01T14:40:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>



		<description>&#171; L'&#233;conomie distributive, c'est d'abord la reconnaissance que chacun d'entre nous est co-h&#233;ritier des fruits du travail des g&#233;n&#233;rations qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;es. C'est l'&#233;conomie de l'abondance, par opposition &#224; l'&#233;conomie actuelle qui reste bas&#233;e sur des lois h&#233;rit&#233;es d'une &#233;conomie de raret&#233; &#187;. Extrait d'une conf&#233;rence[1] donn&#233;e lors du 9e Congr&#232;s International de BIEN[2]. La mutation technologique informationnelle (Robin, 1997) [3] &#171; &#192; la veille de la Seconde Guerre mondiale, l'automatisation des machines (...)

-
&lt;a href="http://www.econova.org/spip.php?rubrique34" rel="directory"&gt;Economie alternative&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; L'&#233;conomie distributive, c'est d'abord la reconnaissance que chacun d'entre nous est co-h&#233;ritier des fruits du travail des g&#233;n&#233;rations qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;es. C'est l'&#233;conomie de l'abondance, par opposition &#224; l'&#233;conomie actuelle qui reste bas&#233;e sur des lois h&#233;rit&#233;es d'une &#233;conomie de raret&#233; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Extrait d'une conf&#233;rence[1] donn&#233;e lors du 9e Congr&#232;s International de BIEN[2].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mutation technologique informationnelle (Robin, 1997)&lt;/strong&gt; [3] &lt;br&gt;
&#171; &#192; la veille de la Seconde Guerre mondiale, l'automatisation des machines &#233;nerg&#233;tiques s'&#233;tait r&#233;pandue avec une si forte ampleur qu'un esprit averti et pr&#233;curseur comme celui de Jacques Duboin pouvait pr&#233;voir &#171; la grande rel&#232;ve du travail des hommes par la machine &#187;. Mais il ne pouvait imaginer qu'au milieu du XXe si&#232;cle, les humains acquerraient la capacit&#233; de saisir, dans les occurrences de la mati&#232;re dans l'espace et dans le temps, une caract&#233;ristique in&#233;dite : on d&#233;busque &#224; c&#244;t&#233; de la masse et de l'&#233;nergie, une nouvelle grandeur physique mesurable (d&#233;nu&#233;e de sens). &#201;tablie en &#171; bits &#187;, elle est d&#233;nomm&#233;e avec maladresse : information. Elle fonctionne par des signaux, des codes, des m&#233;moires, des langages. Des technologies in&#233;dites naissent de cette nouvelle connaissance : l'informatique, la robotique, les t&#233;l&#233;communications informationnelles, les biotechnologies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &#192; l'&#232;re &#233;nerg&#233;tique se substitue alors progressivement l'&#232;re informationnelle et &#224; l'automatisation des outils et des machines succ&#232;de une informatisation g&#233;n&#233;ralis&#233;e en r&#233;seaux des artefacts cr&#233;&#233;s par l'homme. &#192; c&#244;t&#233; de bien d'autres bouleversements que nous n'aborderons par ici, la logique des syst&#232;mes &#233;conomiques en place et le travail salari&#233; lui-m&#234;me voient se briser progressivement leurs m&#233;canismes :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.econova.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; le champ &#233;conomique s'&#233;tend de mani&#232;re foudroyante dans l'espace et le temps, c'est la mondialisation ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.econova.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; les r&#232;gles de l'&#233;change &#233;conomique traditionnel sont d&#233;truites : la commande informatis&#233;e (et/ou clon&#233;e) permet la duplication &#224; faible co&#251;t et l'entr&#233;e dans le monde in&#233;dit de la reproductibilit&#233; semi-gratuite des biens comme des services ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.econova.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la croissance du PIB et de l'investissement ne favorisent plus la mont&#233;e de l'emploi &#224; la grande stup&#233;faction des &#233;conomistes orthodoxes ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.econova.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; surtout, le travail humain salari&#233; (qui cesse d'&#234;tre mat&#233;riel pour devenir logiciel) est toujours de moins en moins sollicit&#233; pour produire toujours plus de richesses (biens et services).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; L'&#233;conomie capitaliste de march&#233; sur laquelle est plaqu&#233;e la mutation informationnelle ne fait pas bon m&#233;nage avec elle ; elle r&#233;v&#232;le ainsi son incapacit&#233; naturelle &#224; r&#233;guler l'abondance possible dans la cr&#233;ation de richesses quantitatives et &#224; r&#233;sorber les d&#233;s&#233;quilibres produits ; aussi le non-emploi, la pr&#233;carit&#233;, la pauvret&#233; se d&#233;veloppent-ils &#224; grande allure dans les pays d&#233;velopp&#233;s en particulier l&#224; o&#249; l'on veut pr&#233;server la s&#233;curit&#233; sociale et l'art de vivre acquis depuis un si&#232;cle. Et ce n'est que le d&#233;but car la mutation technologique se poursuit. Partout dans le monde, un sombre avenir se dessine : la pr&#233;carit&#233; de vie pour un nombre exorbitant de citoyens en contrepartie de l'enrichissement scandaleux de quelques-uns. La mont&#233;e des violences de toutes sortes qui accompagnent cette situation fait craindre &#224; juste titre une implosion g&#233;n&#233;rale catastrophique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Aussi longtemps que la signification de la mutation technologique informationnelle ne sera pas accept&#233;e par les responsables ni expliqu&#233;e &#224; l'opinion publique, l'avenir si riche pour tous qu'elle pourrait offrir, sera barr&#233; ; et cela au nom de la d&#233;fense d'une &#233;conomie de march&#233; incapable par nature de ma&#238;triser toute situation d'abondance et de r&#233;partir des richesses qui ne cessent d'augmenter avec de moins en moins de labeur humain &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'abondance possible&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
[&#8230;] Quelques chiffres. En France, entre 1850 et 1997, le nombre d'heures de travail annuel d'un salari&#233; est pass&#233; de 5 000 &#224; environ 1 600. Rapport&#233;e &#224; la dur&#233;e totale du temps &#233;veill&#233; sur l'ensemble du cycle de vie, le temps de travail qui &#233;tait de 70 pour cent en 1850 ne repr&#233;sente plus que 14 pour cent aujourd'hui. Cette &#233;volution est observ&#233;e dans tous les pays industrialis&#233;s. Et malgr&#233; cela, de 1960 &#224; 1990, la production mondiale par habitant, donc en d&#233;pit de la croissance d&#233;mographique, a &#233;t&#233; multipli&#233;e par 2,5. En France, en 10 ans, le PIB s'est accru de 1.350 milliards de francs, soit en moyenne, de 30,5 euros par personne et par mois. Aux &#201;tats-Unis, il a augment&#233; en 20 ans de 2.000 milliards de dollars, soit de 75 pour cent. Rappelons aussi qu'en 30 ans, la production alimentaire mondiale est pass&#233;e de 2 300 kilocalories quotidiennes par individu &#224; 2 700, soit respectivement de 90 pour cent &#224; 109 pour cent des besoins fondamentaux, et ces r&#233;sultats ont &#233;t&#233; obtenus avec un nombre d'agriculteurs de plus en plus r&#233;duit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les donn&#233;es (logiciels informatique ...) se copient et se d&#233;placent sans frais, ce qui encourage le logiciel libre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le revenu social&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Puisque la richesse augmente alors que le travail de production diminue il faut se donner les moyens d'assurer le partage &#233;quitable des richesses produites. C'est ce que r&#233;alise l'&#233;conomie distributive en attribuant un &#171; revenu social &#187; &#224; chacun, de sa naissance &#224; sa mort. C'est sa part d'h&#233;ritage ! &#171; La communaut&#233; doit donc faire vivre tous ses membres puisque, gr&#226;ce &#224; eux, elle en a d&#233;finitivement les moyens. Son r&#244;le n'est pas et n'a jamais pu &#234;tre de leur procurer du travail (entreprise chim&#233;rique m&#234;me dans l'&#232;re de la raret&#233;), mais de procurer des produits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi le droit aux produits et aux services d&#233;coule uniquement du fait que l'on appartient &#224; l'esp&#232;ce humaine. C'est l'imprescriptible droit &#224; la vie que l'homme poss&#232;de &#224; l'&#233;tat sauvage et auquel il ne peut renoncer si le hasard de la naissance l'introduit dans une soci&#233;t&#233; modernement &#233;quip&#233;e. Le droit aux produits et aux services doit-il &#234;tre &#233;gal pour tous ? On r&#233;pondra affirmativement puisque le labeur humain, conjugu&#233; aujourd'hui avec l'outillage dont on dispose, fournit un rendement qui n'est plus proportionnel au labeur. Comment, dans ces conditions, discriminer la part qui revient &#224; chacun ? Certes, je conviens que cette pr&#233;tention appara&#238;t exorbitante &#224; premi&#232;re vue car elle heurte brutalement les usages, les pr&#233;jug&#233;s et, disons le mot, les pr&#233;ventions. Empressons-nous de dire que l'&#233;galit&#233; &#233;conomique absolue de tous n'est pas indispensable &#224; l'&#233;conomie de l'abondance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est possible de pr&#233;voir, surtout dans les d&#233;buts, tel ou tel mode de distribution avantageant par exemple l'anciennet&#233;, les aptitudes, la responsabilit&#233;, la collaboration intellectuelle. En fait, je ne vois pas le crit&#233;rium dont on pourra se servir, car l'id&#233;e d'abondance hurle d'&#234;tre accoupl&#233;e &#224; celle d'une distribution variant avec les individus, l'abondance excluant la n&#233;cessit&#233; de faire des portions &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un service social&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Puisque nous sommes tous coh&#233;ritiers d'un patrimoine mondial qu'il s'agit d'am&#233;liorer autant que possible et de transmettre aux g&#233;n&#233;rations futures apr&#232;s en avoir partag&#233; &#233;quitablement l'usufruit, nous devons participer &#224; la vie de la soci&#233;t&#233; dans la mesure de nos moyens respectifs et selon les besoins de cette soci&#233;t&#233;. &#171; Tout homme doit un certain labeur pour avoir droit, non pas &#224; sa place au soleil, mais &#224; sa part dans le surplus social que cr&#233;e la communaut&#233; dont il fait partie. Je dis tout homme, sans exception, comme aujourd'hui tout homme b&#233;n&#233;ficie de l'organisation de la d&#233;fense nationale, m&#234;me s'il fit un soldat d&#233;plorable pendant son service militaire. L'id&#233;e de r&#233;compenser le labeur fait encore partie de l'&#232;re de la raret&#233;. Tout ce que la soci&#233;t&#233; peut exiger de ses membres, c'est l'effort, quelle que soit son efficacit&#233; puisque celle-ci d&#233;pend de circonstances &#233;trang&#232;res &#224; la volont&#233; humaine. Pourquoi le fait d'&#234;tre plus intelligent ou plus vigoureux cr&#233;erait-il un titre &#224; une r&#233;mun&#233;ration plus &#233;lev&#233;e ? Si le travail du b&#339;uf est plus consid&#233;rable que celui de l'&#226;ne, r&#233;compensez-vous le b&#339;uf et punissez-vous l'&#226;ne ? La justice sociale est un bienfait qu'apporte l'&#232;re de l'abondance. L'effort seul est r&#233;clam&#233;, dans la mesure des aptitudes, alors que le r&#233;sultat d&#233;pend des facult&#233;s de chacun &#187; (Duboin J., 1936)[4]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une autre monnaie&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&#192; cette nouvelle &#233;conomie qui n'est plus bas&#233;e sur l'&#233;change, il faut une nouvelle monnaie qui se substitue &#224; la monnaie actuelle. C'est la monnaie distributive gag&#233;e sur les richesses produites, proportionnellement &#224; leur valeur &#233;cologique. C'est une monnaie de consommation qui, par essence, ne peut pas rapporter d'int&#233;r&#234;t, et qui s'annule quand elle a servi &#224; faire passer un bien ou un service du producteur au consommateur (comme un ticket de m&#233;tro ou un billet de chemin de fer). Elle n'est donc qu'un pouvoir d'achat et son nom vient de ce que c'est l&#224; sa seule fonction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'y a aucun obstacle technique &#224; la mise en place de la monnaie distributive : le montant de la masse mon&#233;taire &#233;mise pendant une p&#233;riode donn&#233;e est &#233;gal au prix total des biens mis &#224; la vente. Ainsi, &#224; toute nouvelle production correspond l'&#233;mission d'une nouvelle quantit&#233; de monnaie. Tous les citoyens ont un compte individuel qui est p&#233;riodiquement r&#233;approvisionn&#233;. Ces comptes sont d&#233;bit&#233;s &#224; chaque achat, la somme correspondante &#233;tant annul&#233;e. Il suffit pour cela qu'un organisme public soit seul habilit&#233; &#224; alimenter chacun des comptes personnels. La plupart des commer&#231;ants sont d&#233;j&#224; &#233;quip&#233;s de machines qui d&#233;bitent les comptes en lisant une carte &#224; puce. Certains, en France, sont m&#234;me &#233;quip&#233;s de nouvelles machines permettant de traiter des achats de tr&#232;s faible valeur (pain, journaux, ...) dans le cadre de l'exp&#233;rimentation actuellement en cours de ce que l'on appelle le &#171; porte-monnaie &#233;lectronique &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autre part, les processus de cr&#233;ation mon&#233;taire et d'annulation de cr&#233;dit sont des op&#233;rations classiques ; les banques les pratiquent tous les jours : elles ouvrent un cr&#233;dit par un simple jeu d'&#233;criture, c'est-&#224;-dire qu'elles enregistrent dans un ordinateur le montant des sommes &#171; pr&#234;t&#233;es &#187; et elles annulent les cr&#233;dits correspondant, lorsque leurs clients les remboursent, par un autre jeu d'&#233;criture comptable (en tapant un signe - sur leur clavier d'ordinateur). La diff&#233;rence est que dans le syst&#232;me actuel ces moyens sont le privil&#232;ge des banques, qui cr&#233;ent la monnaie selon leurs propres crit&#232;res et en tirent au passage un int&#233;r&#234;t, sous forme d'un pourcentage ; alors qu'en &#233;conomie distributive, ce sont des organismes publics qui en assument la responsabilit&#233;, en ex&#233;cutant des d&#233;cisions prises d&#233;mocratiquement en prenant en compte des crit&#232;res autres que financiers. En outre, ils ne pr&#233;l&#232;vent aucun int&#233;r&#234;t. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 1. MON, Jean-Pierre, Conf&#233;rence Pour une conditionnalit&#233; transitoire, Donn&#233;e lors du 9e Congr&#232;s International de BIEN : &#171; S&#233;curit&#233; du revenu : un droit &#187;, Gen&#232;ve, Bureau International du Travail, 12-14 septembre 2002, (consult&#233; le 23 d&#233;cembre 2005), &lt;br&gt; 2. BIEN, Site du Basic income european network (R&#233;seau europ&#233;en pour une allocation universelle), (consult&#233; le 23 septembre 2004), &lt;br&gt; 3. Robin Jacques., &#171; Travail salari&#233; : deux donn&#233;es centrales &#187; dans La Fin de quel Travail ?, La Grande Rel&#232;ve n&#176; 972, d&#233;cembre 1997.&lt;br&gt; 4. Duboin, Jacques, Lib&#233;ration, Grasset &#233;d., 1936, p. 234.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source : &lt;i&gt;wikipedia&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;cosoci&#233;talisme</title>
		<link>http://www.econova.org/spip.php?article35</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.econova.org/spip.php?article35</guid>
		<dc:date>2008-11-01T14:31:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>



		<description>Le soci&#233;talisme expose un projet d&#233;mocratique r&#233;alisable et envisage les modalit&#233;s de son av&#232;nement. Il implique une organisation sociale post-capitaliste et son institutionnalisation par voie d&#233;mocratique. L' &#233;cosi&#233;talisme propose une alternative &#233;conomique post-lib&#233;rale, implique le d&#233;clin des syst&#232;mes financiers, boursiers et bancaires actuels. Il r&#233;partit &#233;quitablement le pouvoir d'achat individuel, lib&#232;re la monnaie en fonction des biens et services produits, r&#233;cup&#232;re imm&#233;diatement la monnaie lors (...)

-
&lt;a href="http://www.econova.org/spip.php?rubrique34" rel="directory"&gt;Economie alternative&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le soci&#233;talisme expose un projet d&#233;mocratique r&#233;alisable et envisage les modalit&#233;s de son av&#232;nement.&lt;br&gt;
Il implique une organisation sociale post-capitaliste et son institutionnalisation par voie d&#233;mocratique.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L' &#233;cosi&#233;talisme propose une alternative &#233;conomique post-lib&#233;rale, implique le d&#233;clin des syst&#232;mes financiers, boursiers et bancaires actuels.
Il r&#233;partit &#233;quitablement le pouvoir d'achat individuel, lib&#232;re la monnaie en fonction des biens et services produits, r&#233;cup&#232;re imm&#233;diatement la monnaie lors de son utilisation finale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;source : &lt;a href='http://wiki.societal.org/tiki-index.php' class='spip_out'&gt;wiki soci&#233;tal&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La p&#233;nurie et l'abondance</title>
		<link>http://www.econova.org/spip.php?article30</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.econova.org/spip.php?article30</guid>
		<dc:date>2008-10-26T18:12:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>



		<description>Autrefois, on produisait des biens utiles aux consommateurs : &#233;conomie de p&#233;nurie inflationniste. Aujourd'hui, on cr&#233;e de faux besoins pour vendre des produits inutiles ou exc&#233;dentaires : &#233;conomie d'abondance d&#233;flationniste. On produit &#224; tout va, quitte &#224; subventionner... Lorsque Denis Papin d&#233;couvrit les propri&#233;t&#233;s dynamiques de la vapeur d'eau, l'humanit&#233; se trouva engag&#233;e dans une aventure dont les cons&#233;quences bio-sociales ne tarderaient pas &#224; s'affirmer : la productivit&#233; de son travail s'en trouva (...)

-
&lt;a href="http://www.econova.org/spip.php?rubrique34" rel="directory"&gt;Economie alternative&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Autrefois, on produisait des biens utiles aux consommateurs : &#233;conomie de p&#233;nurie inflationniste. Aujourd'hui, on cr&#233;e de faux besoins pour vendre des produits inutiles ou exc&#233;dentaires : &#233;conomie d'abondance d&#233;flationniste. On produit &#224; tout va, quitte &#224; subventionner...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsque Denis Papin d&#233;couvrit les propri&#233;t&#233;s dynamiques de la vapeur d'eau, l'humanit&#233; se trouva engag&#233;e dans une aventure dont les cons&#233;quences bio-sociales ne tarderaient pas &#224; s'affirmer : la productivit&#233; de son travail s'en trouva multipli&#233;e, faiblement d'abord, puis &#224; une cadence acc&#233;l&#233;r&#233;e. Il devait s'ensuivre ce qui s'est produit : &#224; un r&#233;gime de p&#233;nurie se substitua un r&#233;gime d'abondance. Nous sommes rest&#233;s si bien adapt&#233;s au r&#233;gime &#233;conomique et social de la p&#233;nurie, qu'impuissants aujourd'hui encore &#224; nous accommoder de l'abondance, nous recr&#233;ons artificiellement la p&#233;nurie lorsqu'elle menace de nous faire d&#233;faut. Ce r&#233;gime biologique de la p&#233;nurie est la chose la plus &#171; naturelle &#187; qui soit au monde. C'est le r&#233;gime de la &#171; loi d'airain &#187;, qui &#233;limine les faibles. Malthus et Darwin ont observ&#233; et d&#233;crit ses d&#233;terminismes : &#171; La nature produisant plus de bouches que d'aliments &#187;, affirme Malthus, &#171; la faim est, et restera, le r&#233;gulateur naturel de la d&#233;mographie. La faim sera, pour jamais, le mal souverain des humains &#187;.
&#171; Pardon ! r&#233;torque Darwin, c'est au contraire leur bien. La loi d'airain assure la survie des plus forts. C'est ainsi, par s&#233;lection naturelle, que l'Evolution progresse... &#187;.&lt;br&gt;
Rien n'a jamais &#233;t&#233; plus simple que le r&#233;gime de la p&#233;nurie : nul n'y peut consommer qu'au d&#233;triment des autres.
Quand r&#232;gne cette loi, quiconque fait un repas, r&#233;duit d'autant la part de quelqu'un. Le r&#244;le des &#233;conomistes et des chefs d'entreprises est clair : il s'agit d'obtenir le plus de production au moindre co&#251;t. Certes, il y faut du doigt&#233; : &#171; Prenez garde, disait Ricardo aux patrons, les morts ne produisent rien. Donnez &#224; vos ouvriers juste assez pour que votre main-d'oeuvre reste bon march&#233;... &#187;.&lt;br&gt;
Sans doute vous, lecteurs, n'appr&#233;ciez-vous pas les vues de Ricardo, car depuis cent cinquante ans, certaines choses ont affin&#233; notre sensibilit&#233;. Mais, &#224; l'&#233;poque o&#249; il donnait ces conseils aux patrons, ils &#233;taient les moins mauvais possibles. Qu'on se repr&#233;sente la sorte de n&#233;cessit&#233; qui p&#232;se sur les collectivit&#233;s soumises &#224; la loi d'airain. Pour n'avoir pas &#224; tuer, &#224; mettre &#224; mort les exc&#233;dents de population, il fallait bien en charger la nature, et cela veut dire encourager la mis&#232;re sous toutes ses formes. Pour que vivent quelques-uns, il fallait que des milliers cr&#232;vent de faim, de froid, de privations.&lt;br&gt;
Les mentalit&#233;s ayant &#233;volu&#233;, l'av&#232;nement de la m&#233;canisation a permis n&#233;anmoins aux ouvriers et employ&#233;s d'acqu&#233;rir le pouvoir d'achat leur permettant, pour ceux qui avaient du travail, de sortir leurs familles de la mis&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous pouvons r&#233;sumer deux p&#233;riodes de l'&#233;volution de l'environnement &#233;conomique :&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Une longue p&#233;riode de p&#233;nurie jusqu'en 1960 : la demande est sup&#233;rieure &#224; l'offre manifest&#233;e. On encourage la production qui g&#233;n&#232;re le pouvoir d'achat. II s'agit de produire plus et il faut &#171; &lt;strong&gt;produire PUIS vendre&lt;/strong&gt; &#187;. La capacit&#233; de production est optimis&#233;e, les stocks et les d&#233;lais sont importants. Les prix ont une tendance &#224; la hausse.
Apr&#232;s une p&#233;riode de transition, c'est, depuis 1980 le d&#233;but de l'&#232;re d'abondance dans tous les pays industrialis&#233;s. L'offre est sup&#233;rieure &#224; la demande manifest&#233;e ou potentielle. Le marketing et la publicit&#233; sont dominant pour susciter une demande non manifest&#233;e, la production est instable, le process de fabrication est prioritaire. II faut &#171; &lt;strong&gt;vendre PUIS produire&lt;/strong&gt; &#187;. Les prix ont une tendance &#224; la baisse, mais la cons&#233;quence est une diminution du pouvoir d'achat.&lt;br&gt;
Depuis quelques d&#233;cennies la production m&#233;canis&#233;e a explos&#233;. D'une soci&#233;t&#233; de p&#233;nurie, nous sommes pass&#233;s &#224; une soci&#233;t&#233; d'abondance : celle o&#249; les biens de consommation existent en quantit&#233;s suffisantes pour satisfaire aux besoins de tous. Mais il ne suffit pas que les biens abondent ou surabondent. II faut, en plus, que les consommateurs les ach&#232;tent, qu'ils disposent d'un pouvoir d'achat (1).&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;- Sous un r&#233;gime de p&#233;nurie, le pouvoir d'achat d&#233;pend de la production et il est suscit&#233; par elle.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.econova.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Sous un r&#233;gime d'abondance, la production d&#233;pend du pouvoir d'achat et elle est suscit&#233;e par lui. Le pouvoir d'achat conditionne la prosp&#233;rit&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La p&#233;nurie : une vieille croyance&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
L'id&#233;e de la p&#233;nurie nous a &#233;t&#233; transmise par nos parents et elle est en nous. La classe gouvernante (au sens large) maintient subtilement cette id&#233;e. II y a &#171; esclavage symbolique &#187; dans la pauvret&#233; (rapport du Programme des Nations unies pour le d&#233;veloppement - PNUD : &#171; 25 % des Am&#233;ricains sont en-dessous du seuil de la pauvret&#233;... &#187;). O&#249; est-t-elle cette pauvret&#233;... dans le manque de &#171; biens &#187; ?&lt;br&gt;
De nos jours, la production d&#233;pend si bien du pouvoir d'achat qu'on doit la freiner et m&#234;me la d&#233;truire lorsqu'il fait d&#233;faut (destruction de produits agricoles, mises en jach&#232;res...).&lt;br&gt;
Toute la pens&#233;e actuelle, que ce soit celle des &#233;conomistes, du politique ou celle du &#171; commun des mortels &#187;, reste bloqu&#233;e aux id&#233;es et aux outils intellectuels de la p&#233;riode de p&#233;nurie. Et nous n'adapterons nos outils &#233;conomiques que lorsque nous-m&#234;mes rentrerons dans &#171; la conviction de l'abondance &#187; (2).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La course &#224; la productivit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Aujourd'hui, c'est le pouvoir d'achat qui d&#233;termine la production. II faut avoir vendu pour investir afin de produire encore, ou bien, il faut r&#233;unir des capitaux provenant eux m&#234;mes de ventes, ou bien encore, il faut freiner ou d&#233;truire la production quand le pouvoir d'achat manque. La productivit&#233;, impos&#233;e par une concurrence sauvage, rogne &#224; la fois le pouvoir d'achat des salari&#233;s, par baisse des salaires et celui des patrons, par baisse des marges. Le goulet d'&#233;tranglement est maintenant la capacit&#233; d'achat des clients. La baisse du pouvoir d'achat global entra&#238;ne la baisse de la production qui entra&#238;ne le ch&#244;mage, qui aggrave la m&#233;vente, etc.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ainsi que s'expliquent l'existence et la croissance du ch&#244;mage dans nos soci&#233;t&#233;s tr&#232;s industrialis&#233;es :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le libre &#233;change et l'ultra-lib&#233;ralisme est la derni&#232;re &#171; &#233;volution &#187; qui se soit produite.&lt;/strong&gt; Elle est, dans ses cons&#233;quences, de m&#234;me nature que la r&#233;volution industrielle qui s'est produite avec l'arriv&#233;e de la machine. Mais aujourd'hui, ce n'est plus seulement cette derni&#232;re qui concurrence l'homme et le remplace, c'est aussi la main d'oeuvre du tiers monde exploit&#233;e par le plus pur esclavagisme ancestral et qui condamne &#224; l'exclusion notre main d'oeuvre occidentale.&lt;br&gt;
Pourquoi en sommes-nous arriv&#233;s l&#224; ? Pour deux raisons essentielles qui s'ajoutent et se combinent, l'une en ce qui concerne les entreprises et l'autre en ce qui concerne l'&#201;tat :&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Au niveau des entreprises :&lt;/strong&gt; la survie par une productivit&#233; effr&#233;n&#233;e. Nous sommes en p&#233;riode d'abondance, donc de &#171; march&#233; acheteur &#187; et, pour survivre, les entreprises sont oblig&#233;es de se faire une concurrence sauvage, sans merci, en baissant continuellement leurs prix.
Sur quoi peuvent-elles jouer ? Exclusivement sur une recherche incessante de productivit&#233; qui, dans ce cas, nous venons de le voir, est mortelle pour tous, producteurs comme consommateurs, car elle oblige &#224; diminuer les salaires, donc le pouvoir d'achat. L'autor&#233;gulation du march&#233; ne pouvant plus fonctionner, on pense imm&#233;diatement &#224; la mise en place de compensations et c'est l&#224; qu'intervient la seconde raison, au niveau de l'&#201;tat.&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Au niveau de l'&#201;tat :&lt;/strong&gt; le dogme du libre-&#233;change. Alors que des compensations auraient d&#251; &#234;tre mises en place, on assiste &#224; une pouss&#233;e sans pr&#233;c&#233;dent d'un ultra-lib&#233;ralisme imposant l'ouverture des fronti&#232;res et la suppression de toute protection sur une majorit&#233; de produits finis, particuli&#232;rement ceux qui n&#233;cessitent beaucoup de main d'oeuvre, ou sur les mati&#232;res premi&#232;res import&#233;es dont le &#171; march&#233; &#187; est pip&#233; par les ententes, les pays producteurs n'ayant d'autre solution que de vendre &#224; des prix ridicules pour survivre.&lt;br&gt;
Sur le plan int&#233;rieur, celui des nations, on privatise et on &#171; d&#233;r&#233;gule &#187;. Sur le plan du commerce international, on fait du libre &#233;change un &#171; dogme universel &#187; alors qu'il s'agit d'une politique meurtri&#232;re aussi bien pour nous dans la destruction de pans entiers de notre industrie, que pour les pays qui sont oblig&#233;s pour payer leurs dettes d'appauvrir leurs populations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Protectionniste dedans, lib&#233;ral dehors&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_17 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:350px;'&gt;
&lt;img src='http://www.econova.org/local/cache-vignettes/L350xH231/penurie_abondance2-4e4fe.jpg' width='350' height='231' alt=&quot;&quot; style='height:231px;width:350px;' /&gt;&lt;/span&gt;Ce que nous appelons &#171; libre &#233;change &#187; et &#171; lib&#233;ralisme &#171; ne le sont que dans les mots : il s'agirait plut&#244;t d'une politique, soutenue par les pays occidentaux via l'Organisation Mondiale du Commerce, pr&#244;nant &#171; le protectionnisme pour nous, le libre-&#233;change pour vous &#187;.&lt;br&gt;
Par exemple : alors que la moyenne des droits de douanes fix&#233;s par les pays industrialis&#233;s pour les articles manufacturiers en provenance du Sud est quatre fois plus &#233;lev&#233;e que pour les m&#234;mes articles &#233;manant du Nord et alors que les pays industrialis&#233;s prot&#232;gent et subventionnent leur agriculture, les pays du Sud se voient refuser de telles mesures. Au point que la principale demande (rejet&#233;e) des pays du Sud lors de la derni&#232;re r&#233;union de l'OMC &#224; Cancun en septembre portait sur la suppression des subventions sur les produits agricoles des pays occidentaux.&lt;br&gt;
Rappelons &#233;galement que les cr&#233;dits allou&#233;s depuis 30 ans aux pays pauvres (environ 2 500 milliards de dollars) l'ont &#233;t&#233; en grande partie en monnaie cr&#233;&#233;e &#171; ex nihilo &#187; par le syst&#232;me bancaire, mais que les int&#233;r&#234;ts de la dette ainsi cr&#233;&#233;e se doivent d'&#234;tre rembours&#233;s en mati&#232;res premi&#232;res ou par la vente de leur production en &#171; biens r&#233;els &#187;, comme le coton par exemple, alors que le transfert en productions vivri&#232;res locales permettraient &#224; leurs populations de simplement vivre.
Si vous me permettez quelques chiffres : en Ha&#239;ti, un producteur dans la plaine de l'Artibonite produit du riz en repiquant &#224; la main. Il repique 0,5 hectares par actif. II ne peut pas en repiquer plus &#224; la main.&lt;br&gt;
Les rendements, s'il ne met pas d'engrais, sont d'une tonne &#224; l'hectare.
Cela veut dire que un Ha&#239;tien produit 500 kilos de riz par actif et par an. Aux &#201;tats-Unis, juste &#224; c&#244;t&#233;, en Floride, un agriculteur ma&#238;trise 100 hectares ; il peut avoir 5 tonnes &#224; l'hectare, ce qui fait 500 tonnes de riz par actif et par an. Le rapport est de 1 &#224; 1 000 !&lt;br&gt;
Et pour que le paysan ha&#239;tien puisse vendre son riz et vivre un petit peu, il est oblig&#233; d'accepter le m&#234;me prix que le riz en provenance des &#201;tats-Unis : il est oblig&#233; d'accepter une r&#233;mun&#233;ration donc 1 000 fois moindre que celle de son concurrent !&lt;br&gt;
Et on peut faire la m&#234;me analyse concernant le paysan tha&#239;landais, ou le paysan andin qui a bien du mal &#224; vendre son bl&#233; &#224; Lima.&lt;br&gt;
II ne reste aucune alternative &#224; ces petits paysans qui ne peuvent pas &#234;tre comp&#233;titifs ! Pr&#244;ner le libre-&#233;change, c'est dire &#224; des pays du tiers monde, comme le font les ap&#244;tres du libre &#233;change : acceptez l'importation de nos produits, librement, et sp&#233;cialisez-vous selon les &#171; avantages comparatifs &#187;.&lt;br&gt;
Et quand leur seul avantage comparatif c'est d'aller vendre leur force de travail chez nous on leur dit &#171; pas de &#231;a ! &#187;, et quand les paysans p&#233;ruviens migrent vers la for&#234;t amazonienne pour planter la coca dans l'&#233;cosyst&#232;me amazonien qui pr&#233;sente de tr&#232;s r&#233;els avantages comparatifs ou de ceux du nord de la Tha&#239;lande qui produiront de l'opium : on dit &#171; pas de &#231;a non plus ! &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Adam Smith n'a jamais voulu cela&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Toutes ces mesures vont bien au-del&#224; de ce que pr&#233;conisaient les p&#232;res du lib&#233;ralisme &#233;conomique, et Adam Smith en particulier, qui, moins dogmatiques et moins doctrinaires que nos technocrates d'aujourd'hui, recommandaient des protections douani&#232;res vis-&#224;-vis des pays dont les r&#232;gles du jeu n'&#233;taient pas les m&#234;mes que les n&#244;tres.
La force de l'ultra-lib&#233;ralisme a &#233;t&#233; d'&#234;tre propag&#233; et m&#234;me impos&#233; par les nations dominantes les plus puissantes pour justifier et moraliser leur supr&#233;matie.&lt;br&gt;
Ce credo libre-&#233;changiste repose d'ailleurs sur une base scientifique quasiment nulle. Il s'appuie sur :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.econova.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; une contre-v&#233;rit&#233; : le r&#232;gne d'une concurrence pure et parfaite,
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.econova.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; une erreur technique majeure : la monnaie n'est pas un simple voile, &#233;l&#233;ment neutre de la th&#233;orie de l'&#233;quilibre g&#233;n&#233;ral (loi de l'offre et de la demande),
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.econova.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; une situation historique p&#233;rim&#233;e : la th&#233;orie de Ricardo sur les &#171; avantages comparatifs &#187; supposait la non-circulation du capital entre les pays,
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.econova.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; nombre de postulats infirm&#233;s par la r&#233;alit&#233; (&#171; le libre &#233;change permet de cr&#233;er des emplois ! &#187;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers un lib&#233;ralisme totalitaire&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Dans ce syst&#232;me impos&#233;, alors que tous les biens n&#233;cessaires peuvent &#234;tre produits, plus de 30 millions de pauvres en Europe n'y ont pas acc&#232;s. La cause principale en est la r&#232;gle de cr&#233;ation mon&#233;taire qui g&#232;re nos &#233;conomies et, comme l'a si bien d&#233;montr&#233; l'&#233;conomiste allemande Margrit Kennedy (3), le poids des int&#233;r&#234;ts cumul&#233;s qui amputent en moyenne le pouvoir d'achat de 40 %... Mais ceci est une autre histoire qui n&#233;cessiterait un autre d&#233;veloppement.&lt;br&gt;
Cette &#171; &#233;volution &#187; ultra-lib&#233;rale n'est pas in&#233;luctable. Dans un concept d'abondance, l'activit&#233; de l'homme doit &#234;tre tourn&#233;e vers le d&#233;veloppement de l'&#234;tre et non la production, et il faudra bien, d'abord dans nos soci&#233;t&#233;s, puis dans le reste du monde, au fur et &#224; mesure de la m&#233;canisation, dissocier le pouvoir d'achat du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.econova.org/spip.php?article33' class='spip_out'&gt;Andr&#233;-Jacques Holbecq&lt;/a&gt; (article paru dans BioContact janvier 2004).&lt;br&gt;
&#201;conomiste, auteur de &lt;a href='http://www.yvesmichel.org/admin/tous-les-livres/un-regard-citoyen-sur-leconomie' class='spip_out'&gt;&#171; Un regard citoyen sur l'&#233;conomie &#187; aux &#201;ditions Yves Michel.&lt;/a&gt; Site internet de recherche : &lt;a href='http://wiki.societal.org/tiki-index.php' class='spip_out'&gt;http://eco.societal.org.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. Dans nos soci&#233;t&#233;s, depuis le d&#233;but de la p&#233;riode 1980, ce ne sont plus les capacit&#233;s de production (en &#171; biens r&#233;els &#187;) qui font d&#233;faut - en effet, car on trouve tout dans les magasins, en abondance - mais les moyens de paiement qui eux sont &#171; symboliques &#187;. II n'en &#233;tait pas de m&#234;me avant 1960 pour ceux qui s'en souviennent.
2. Le d&#233;bat n'est pas ici sur les &#171; risques li&#233;s &#224; l'abondance &#187;. Les probl&#232;mes des cons&#233;quences &#233;cologiques induits par une surabondance (et donc une surconsommation) sont en eux-m&#234;me certainement les plus graves auxquels notre civilisation va avoir &#224; faire face lorsque quelques milliards d'habitants suppl&#233;mentaires acc&#233;deront &#224; la soci&#233;t&#233; de &#171; surconsommation &#187;.
3. Lib&#233;rer l'argent de l'inflation, Ed. Vivez Soleil, 1996.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
